Retour sur la rencontre avec Didier Vergnaud à la Maison des écritures

vendredi 10 décembre 2021
par  Ronan MAREC

Les 9 et 10 novembre 2021, l’équipe de la CPES-CAAP ainsi que les étudiant.es ont pu rencontrer artistes, poètes, écrivains et enseignant.es réunis à l’occasion du colloque Dits, Écrits et Pratiques Artistiques. Retour sur la rencontre avec Didier Vergnaud, poète, éditeur et professeur à l’Université Bordeaux Montaigne.

Michel Herreria et Didier Vergnaud présentant l’affiche à qui la parole qu’ils ont réalisée ensemble
le bleu du ciel éditions

Didier Vergnaud est un homme qui ne paraît pas tant âgé, mais qui semble avoir eu cent vies en une seule. En effet, il compte plus de 30 ans d’expérience, de carrière dirons-nous. Dans la partie émergée de ce qu’on perçoit de qui il est, on y voit un homme intelligent, qui aborde la vie avec tous ses sens et qui n’a pas peur de se faire entendre. Dans une société où il est difficile de s’affranchir des étiquettes, nous dirons que sur le papier il est éditeur, à la maison d’édition Le Bleu du ciel.
Mais au-delà de ça, c’est un homme à la casquette large, qui s’affranchit des cadres et monte des projets auprès d’autres artistes, gère la communication, la diffusion, les fonds, l’organisation et les détails techniques autour de la réalisation de ces maquettes. Il est aussi professeur à l’université Michel de Montaigne et producteur de festivals... Il est la graine qui les fait fleurir et le principal projet qu’il nous a présenté sont ses affiches.

L’affiche une aventure éditoriale de poésie murale
le bleu du ciel éditions

Il est à l’origine de l’idée et collabore avec des artistes qui le touchent, pour offrir des textes poétiques et appeler le sensible des passants en se réappropriant un instrument souvent manipulateur pour détourner sa fonction première et son contenu initial : l’affiche comme publicité, propagande...
C’est dépasser les pages d’un livre pour dépasser le cadre de la librairie et inscrire la poésie dans la cité, dans la rue, dans un espace où on ne cherche pas habituellement à capter notre sensibilité mais plutôt notre attention, notre "temps de cerveau disponible". Ces affiches sont placées dans des panneaux publicitaires ce qui inscrit plus profondément l’intention de détourner le contenu de cet instrument : elles ont une "forme industrielle" puisqu’elles sont exposées dans l’espace public, le milieu urbain, les médiathèques dans des panneaux publicitaires..., elles sont d’un format standard propice à occuper les abris-bus, sont sérigraphiées, jouent donc avec les codes d’une certaine communication visuelle : attraper l’attention, avoir un message direct (habituellement publicitaire...), et imprimable en série.

Affiche 28 Bernard Heidsieck, collage et écriture manuscrite de l’auteur, mars 2000.
le bleu du ciel éditions

Choisir les affiches c’est mêler l’image et le texte, mêler la littérature, la poésie et l’art contemporain dans un tout franc qui a une diffusion radicale et qui invite le passant à rencontrer un espace sensible.
Sensible sur un tas de choses : l’amour, les sens, l’humour, l’existence... On pourra citer “La nuit gravement à ma santé” ou bien “A qui la parole”. Pour cet homme qui est aussi un poète libéré, écrire c’est, prendre position et oser révéler. C’est s’exprimer pour savoir se positionner et créer une unité par l’écriture.

Texte de Siham Chergui et Océane Noury

Affiche de Charles Pennequin dans la collection “Littératures publiques” et affiche de Pierre Mabille et Mathieu Potte-Bonneville.
le bleu du ciel éditions

Une affiche animée réalisée avec Michel Herreria

les éditions le bleu du ciel


Portfolio

Michel Herreria et Didier Vergnaud présentant (...)

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